Dessimoulie Laurence
Depuis plus de 20 ans, LAURENCE DESSIMOULIE est cuisinière nourricière hors les murs et vit sur la presqu’île du Médoc. Cette aventure culinaire, construite comme une passerelle entre ce qui se passe dans nos champs, nos milieux et de nos assiettes, l’a conduite à se pencher vers les plantes sauvages comestibles, puis à lever la tête pour s’intéresser aux arbres nourriciers. Elle transmets ses savoirs en accompagnant des curieux dans des balades où se déguste le paysage. Elle est également l’autrice d’ouvrages culinaires.
En dédicace
le gland dix façons de le préparer
Éditions de l'épure
Comme ces belles glandées d’automne sont réjouissantes ! Tous les glands des différents chênes sont comestibles. Selon les espèces de chênes et les conditions pédoclimatiques, les glands contiennent plus ou moins de tanins (saveur astringente) et, au-delà d’une certaine dose, ces tanins ont des conséquences fâcheuses sur nos organismes. Il convient donc d’atténuer cette teneur pour manger les glands. Opération fastidieuse, mais pas compliquée, ces tanins étant solubles dans l’eau. Longtemps les glands ont constitué une réserve alimentaire précieuse pour les humains, saisonnière mais abondante et riche en amidon roboratif. Ils ont été détrônés par l’arrivée de la pomme de terre et d’autres végétaux sources d’un amidon plus facile à obtenir. Le souvenir de leurs usages n’a été ravivé que le temps des famines de guerre, en particulier celui de la torréfaction pour fabriquer un ersatz de café.
